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Fragments d’histoire glanés ça et là, mais qui éclairent l’activité de la vallée dès les temps les plus anciens…
« C'est sans doute au XII° siècle, qu'est construit l'édifice correspondant à la chapelle de l'église, dont le style roman, visible depuis le cimetière, atteste de l'époque de construction.
L'église est en position périphérique par rapport au village, et comme la plupart des villages du secteur, Siguer apparaît comme un village où l'agglomération des maisons, un peu anarchique, a été sans doute construite antérieurement, à la fin du haut Moyen Âge. Puis, au XIII ème siècle, et dès 1244, Roger, comte de Foix, reçoit d'Aton-Arnaut et Garcia-Arnaut, seigneurs de Château -Verdun « tout ce qu'ils possèdent dans la vallée de Siguer ». Progressivement, l'organisation du village se structure, et Siguer, comme Lercoul et Gestiès, fait partie de la châtellenie de Quié ; la vallée est érigée en consulat, avec deux consuls de Siguer ( un en alternance de Lercoul ou Gestiès ), ces consuls étant élus annuellement par 18 conseillers élus (11 à Siguer, 4 à Gestiès, 3 à Lercoul )...en quelque sorte, un fonctionnement annonçant nos actuelles structures municipales, ou de communauté intercommunale. C'est à cette période qui annonce la fin du Moyen Age, que Siguer est doté en 1487 (la date figurait il y a peu encore, sur le pilier de bois à gauche de l'entrée ), d'une belle maison dite « Maison de chasse des Comtes de Foix », mais plus vraisemblablement maison des consuls, d'où s'administrait la vallée. Dès cette époque, Siguer avait aussi la responsabilité de surveiller et garder la frontière avec l'Andorre et l'Espagne. Si la frontière administrative est créée en 1659 par le traité des Pyrénées, le port de Siguer ( 2396 m.), est un lieu de passage séculaire et d'échanges pastoraux, commerciaux, humains. En 1514, des traités de « lies et passeries » facilitant les échanges entre les versants andorran et français, sont signés par les consuls de Siguer et les représentants de la vallée d'Ordino. En 1686, redoutant la fuite des protestants après la révocation de l'Edit de Nantes, le gouverneur de Foix fait garder les cols «jour et nuit », par les communautés de Vicdessos et Siguer. La Mairie de Siguer possède ( grâce au don de François Palmade ) l'intéressant document (1765 ) du « Procès-verbal de fixation des quatre lieues de la frontière d'Espagne », établi par G. Leychart, contrôleur ambulant des Fermes du Roy au département de Foix, qui réalise en fait l'arpentage en « lieues et toises » du port de Siguer et des crêtes voisines face à la vallée d'Andorre. »
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