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L’Ariège est le pays des hommes et du fer. Et la vallée de Siguer en a sa part. Des bas fourneaux gallo-romains ont été mis en évidence dans la forêt domaniale de Lercoul. Dès le 14° siècle, des autorisations d’ouverture de forges sont données à des habitants de Siguer. Un traité d’échange de minerai et de charbon est signé entre Gaston Phébus, comte de Foix et le seigneur du Couserans. En 1750, la vallée possède plusieurs mines à la canal et Lercoul, exploité par 9 mineurs. Son minerai, bien que peu riche est vendu sur la place de Tarascon. En 1784, un ingénieur a vu travailler 25 mineurs à Lercoul, surveillés par un jurat, sous la police du consul de Siguer. La technique de la forge à la catalane, four contenant le minerai enveloppé d’argile et recouvert par du bois, foyer activé par une trompe hydraulique est mise en œuvre dans l’Ariège. On obtient ainsi un massé travaillé par l’énorme marteau de la forge. Les forges du Vicdessos sont tenues par plusieurs particuliers de la même vallée. La famille Rousse a une forge sur le ruisseau de Siguer en 1670. Elle ajoute à son patrimoine une forge sur le ruisseau de Suc et une autre sur le Vicdessos en 1740. Entre 1820 et 1829, la mine de la Bède, exploitée en des temps anciens, est reprise et portée à une profondeur de 90 mètres. La mine de l’Usclade, abandonnée depuis longtemps est reprise par glanage de minerai sur les parois. Progressivement, les forges à la catalane disparaissent, jusqu’à leur terme en 1884 remplacées par des hauts fourneaux installés à Tarascon, eux-mêmes mis à l’arrêt en 1932.
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