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La folle des Pyrénées.
Voici l’histoire de la stupéfiante aventure de « la folle des Pyrénées » capturée et laissée sans soins jusqu’à sa mort en 1908. A quelques lieues du hameau de Suc, au pied du Montcalm qui s’élève à plus de 1700 toises ; d’intrépides chasseurs furent saisis d’étonnement en voyant sur le versant opposé une femme entièrement nue, la peau noire, une longue chevelure, son unique vêtement, flottait sur ses épaules. La nouvelle de cette découverte fut apportée au hameau de Suc. Le lendemain, un grand nombre de bergers s’embusquèrent derrière les rochers, surprirent cette femme et l’arrêtèrent. Son attitude est décrite ainsi : « à l’explosion de la fureur succède chez elle l’abattement de la mélancolie ». Placée dans une chambre où elle devait passer la nuit, le lendemain, elle avait disparu. On multiplia les tentatives pour la reprendre, elles furent constamment infructueuses. On la voyait quelquefois plonger dans le lac ou descendre dans le torrent, mais le plus souvent on l’apercevait dans l’attitude de la réflexion. Cependant, l’hiver approche et les hauteurs sont abandonnées par les troupeaux et les bergers. Quel ne fut pas l’étonnement des habitants lorsqu’au retour de la belle saison, ils la revirent toujours nue, parcourant les hauteurs. En 1908, cette infortunée est arrêtée à nouveau. Elle oppose aux questions un silence obstiné ; pourtant, lui ayant demandé comment il était possible que les ours ne l’eussent pas dévorée, elle répond : « Les ours ! Ils sont mes amis, ils me réchauffoient ». Elle fut conduite à Foix pour y jouir des secours de la pitié publique. Mais cette malheureuse était poursuivie par sa triste destinée. Elle fut d’abord déposée à l’hospice ; ensuite, on la conduisit à l’ancien château fort qui sert aujourd’hui de prison. Dès qu’elle s’y vit enfermée, un sombre désespoir s’empara d’elle, ses accès de fureur se renouvelèrent. Un concierge sans coeur, pour ne plus entendre ses cris, l’enferma dans un autre cachot humide et ténébreux creusé dans le roc et ne s’occupa plus de lui donner des soins. Quelques jours après, étant revenu dans ce cachot, il la trouva sans vie. Telle fut la fin tragique de cette malheureuse. Nous connaissons une partie du long supplice qu’elle a souffert ; mais sa tombe renferme encore le secret de son nom, de sa naissance et de la cause funeste de ce chagrin profond et opiniâtre dont les secousses violentes avaient renversé sa raison. Suite à la publication du texte d’Albert Cazes, en 1924, d’où est extrait ce texte, de nombreux romans ont été écrits sur le thème de la folle des Pyrénées. Romans fertiles en situations imprévues, en complications absurdes et déconcertantes, bref en un mot, tous les éléments nécessaires pour séduire un public avide d’émotions fortes. Histoire ou légende ? Voilà l’histoire de la folle des Pyrénées qui bien que passionnante, n’en demeure pas moins énigmatique.
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